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Hero of the Kingdom II

Une expérience narrative plaisante !

Comme le premier épisode, cette suite conserve la même structure : les zones de jeu prennent la forme de jolis tableaux en vue du dessus, entièrement en 2D. Les environnements font ici davantage la part belle aux décors maritimes, là où ceux du premier volet étaient très génériques. L’histoire est très simple : nous devons retrouver notre sœur, enlevée par des pirates. Le scénario s’étoffe un peu au fil de l’aventure, mais pour être honnête, il reste très cliché et les révélations sont cousues de fil blanc ! Le jeu possède bien une dimension RPG, avec des compétences et des quêtes « secondaires ». Je mets des guillemets, car pour avancer dans l’intrigue, il faut augmenter sa réputation en accomplissant ces quêtes. Au final, elles font donc presque toutes partie de la trame principale, puisqu’elles sont quasiment obligatoires ! Pour le reste, on se rapproche davantage du jeu d’objets cachés : de nombreux éléments sont à récupérer dans les décors en cliquant dessus, et certains sont peu visibles ! Trois défauts m’ont particulièrement gêné : - Il est quasiment obligatoire de farmer de l’argent au moment de construire le bateau, ce qui n’a rien de très intéressant ! - Les allers-retours sont incessants, surtout lorsqu’il manque des ressources pour terminer une quête ! - Il n’y a pas de sauvegarde manuelle : la sauvegarde automatique se déclenche lorsqu’on quitte la partie ! C’est une aventure narrative très calme : les rares combats se résument à des animations. Le jeu peut être mis entre toutes les mains, car il n’est pas difficile et son système d’indices aide bien à progresser. D’une durée de vie de quelques heures, c’est une expérience qui mérite d’être tentée. Je conseille !

Hero of the Kingdom

Une petite aventure sans prise de tête !

Je ne connaissais pas du tout cette licence et je me suis lancé dans ce premier épisode sans rien savoir de son histoire. La direction artistique est correcte. Les environnements, ou plutôt les tableaux, sont jolis et dégagent un certain charme. Il y a de la variété, même s’il ne faut pas s’attendre à des paysages extraordinaires. L’ensemble est en 2D isométrique, avec une caméra fixe. La musique est sympathique : généralement calme, elle s’emballe lors des passages dits « d’action », même si c’est un bien grand mot ! Il n’y a pas réellement de combats ni de mise en scène : tout se résume à des icônes d’épées qui se croisent ou de flèches qui tombent. La narration passe par des dialogues accompagnés de portraits. Je n’ai rien de particulier à reprocher à l’écriture, mais l’histoire reste très clichée ! Ce titre est un mélange assez étrange entre un RPG très léger et un jeu d’objets cachés. Les quêtes consistent à réunir les ressources nécessaires à leur résolution : nourriture, bois, armes, etc. Pour se les procurer, il faut notamment s’intéresser aux quêtes secondaires, qui permettent de gagner de l’or. On peut aussi ramasser des objets en cliquant sur les icônes présentes sur les cartes : champignons, herbes, etc. L’aspect RPG repose sur les compétences que l’on débloque en accomplissant des quêtes. Elles élargissent nos possibilités, notamment à la chasse, en nous permettant par exemple de nous attaquer aux sangliers. C’est un système qui encourage le joueur à s’intéresser aux PNJ et à l’univers : pourquoi pas ! Mais c’est assez mal amené : le héros semble être le seul personnage compétent de tout le royaume, puisque c’est à lui de tout faire ! Les actions de récolte coûtent des cœurs, qui représentent l’énergie du héros. Lorsqu’on n’en a plus assez, il faut aller se reposer dans un camp ou une auberge. La durée de vie est courte : comptez une poignée d’heures, même en cherchant à débloquer les quelque 40 succès intégrés directement au jeu. Côté difficulté, rien de bien compliqué : l’expérience est surtout narrative et contemplative. Je pense toutefois qu’en jouant vraiment mal et en dépensant ses ressources sans précaution, il reste envisageable de se retrouver bloqué ! Petit regret : j’aurais aimé pouvoir effectuer des sauvegardes manuelles ! Si vous cherchez un jeu sans prise de tête pour passer le temps, je vous conseille Hero of the Kingdom !

Heroes of the Monkey Tavern

Très sympathique et accessible !

Les graphismes sont plutôt corrects, avec des décors très épurés. Quelques statues, des pièces meublées ou des corps viennent poser l’ambiance, mais l’ensemble reste assez sommaire. Les environnements ne sont pas très variés, même si ça se comprend : nous sommes dans une tour ! On ne va pas se retrouver sur une plage, mais des niveaux avec des thèmes différents auraient été les bienvenus. L’histoire est très simple : un groupe de quatre aventuriers n’a plus d’argent pour se payer des pintes à la Monkey Tavern. Un homme vient à leur table pour leur parler d’un lieu rempli de trésors. L’appel de l’aventure et de l’alcool les pousse à s’y rendre. Voilà, c’est tout ce qu’on aura ! Pas de lore ni de véritable narration au-delà de cette introduction. Huit classes sont disponibles, chacune avec ses forces et ses faiblesses. La création du groupe est minimaliste : ni race ni nom à choisir. On sélectionne quatre classes, un portrait pour chaque personnage, quelques points à distribuer dans les caractéristiques et en avant ! Vous n’aurez ensuite plus à intervenir lors des montées de niveau : attributs, compétences et sorts, tout se fait automatiquement. C’est vraiment le strict minimum en matière de gestion d’équipe ! On se déplace de case en case, en vue à la première personne. Les combats se déroulent au semi-tour par tour : chacun peut attaquer une fois son temps d’attente écoulé. Ce délai varie selon la catégorie d’arme utilisée : les armes à deux mains sont lentes, tandis que les dagues sont rapides. Chaque attaque peut toucher, être parée ou esquivée. Tout cela est géré par le jeu, sans que le joueur puisse intervenir directement sur le résultat. Les calculs restent donc assez obscurs ! La difficulté est dans la norme. En mode normal, je n’ai pas vraiment rencontré de problèmes, et le fait de pouvoir se reposer quand on veut pour récupérer sa vie et son mana aide énormément ! Si vous souhaitez découvrir le genre du dungeon crawler, Heroes of the Monkey Tavern est tout indiqué : il est simple, parfois même un peu trop, et court. Comptez environ 6 heures ! Les joueurs plus expérimentés pourront trouver qu’il ne va pas assez loin, mais ce n’est visiblement pas son ambition. Je recommande !

The Tarnishing of Juxtia

Exigeant mais jamais frustrant !

La direction artistique repose sur du pixel art et propose des décors variés, chacun bénéficiant d'une ambiance unique et particulièrement réussie. Les effets visuels des différents sorts que l'on peut utiliser, tout comme ceux lancés par les ennemis, sont également convaincants. Autre détail appréciable : l'apparence de notre avatar change en fonction de l'équipement porté. Pourquoi le souligner ? Parce que certains jeux 2D du même genre ne font pas cet effort ! La bande-son est plutôt bonne. En revanche, le jeu ne propose pas de doublage à proprement parler : les personnages s'expriment uniquement à travers des bruitages qui donnent l'impression qu'ils parlent. Le jeu se présente comme un Dark Souls en 2D, et c'est effectivement le cas. Les premiers combats et affrontements contre les boss se révèlent difficiles, mais la difficulté diminue progressivement à mesure que l'on investit des points dans ses caractéristiques. Personnellement, j'ai opté exclusivement pour un build axé sur la dextérité et les dagues. Une fois les premiers boss vaincus, je n'ai plus rencontré de réelles difficultés : les suivants sont tombés assez rapidement, souvent en un ou deux essais. Cet opus se veut accessible, et cela se ressent notamment dans la quantité de soins dont on peut disposer en fin de partie, bien plus importante que dans d'autres titres se réclamant du genre "Souls". Les bandages, qui remplacent les traditionnelles potions de soin, sont réapprovisionnés à chaque sauvegarde et au rechargement de la partie. Cette mécanique rend le jeu nettement plus abordable, d'autant qu'elle permet de reprendre directement là où l'on s'était arrêté ! Plusieurs catégories d'armes sont disponibles : dagues, épées à une main, armes à deux mains, etc. Chacune possède ses propres caractéristiques. En attaquant, on remplit une jauge composée de symboles située en bas de l'écran. Une fois celle-ci pleine, on bénéficie d'une endurance presque infinie pendant quelques secondes, tout en ayant la possibilité de lancer un sort. Cette mécanique encourage un style de jeu agressif. De toute façon, il n'y a pas de parade : pour éviter les attaques ennemies, il faut compter uniquement sur l'esquive et les roulades. L'écriture est correcte. L'histoire se dévoile au fil des dialogues, mais surtout à travers les descriptions des objets récupérés. Comme dans les Souls, le lore est relativement "caché" et demande un peu d'attention pour être reconstitué, même s'il reste moins développé que dans la licence citée ! Peut-on parler d'un Metroidvania ? Oui et non. Ici, pas de nouvelles compétences permettant de débloquer des passages auparavant inaccessibles. Les seuls obstacles de ce type sont des leviers qu'il faut actionner depuis l'autre côté pour ouvrir des raccourcis. Le jeu se rapproche donc davantage d'un titre axé sur la plateforme et l'exploration. Le seul défaut qui m'a vraiment gêné concerne les commandes : la souris n'est pas utilisable dans les menus et, mystérieusement, les touches du clavier passent en QWERTY dès que l'on navigue dans ceux-ci ! Côté durée de vie, j'ai terminé l'aventure en un peu plus de neuf heures, en découvrant les deux fins. La fin "bonus" souffre toutefois d'un gros problème : elle se conclut de manière beaucoup trop brutale. Pas de cinématique, pas de véritable conclusion : on donne le coup de grâce, et rideau ! Je ne suis pas particulièrement doué pour ce type de jeu, mais The Tarnishing of Juxtia s'est révélé étonnamment permissif. Les différents choix de conception qui facilitent la progression, évoqués plus haut, m'ont beaucoup aidé. J'ai ainsi pu terminer l'aventure sans m'énerver face à un combat trop ardu pour moi. Je recommande chaudement !

The Slormancer

Trop de farming !

Je ne connaissais pas du tout ce jeu, c'est donc sans idées reçues que je me suis lancé. Sa direction artistique en pixel art coloré est plutôt réussie et propose des environnements variés. Nous pouvons contrôler trois personnages à tout moment : un guerrier, un mage et une archère. Chacun dispose de plusieurs builds possibles, ce qui est une très bonne chose, d'autant plus qu'ils possèdent tous un gameplay et des mécaniques qui leur sont propres. Hack and slash oblige, en éliminant des créatures, nous obtenons du butin pour équiper notre avatar. La petite originalité réside dans le fait que les armes doivent être trouvées en fermant des brèches. Les "Slorm Reaper" possèdent chacune leurs particularités et peuvent monter en niveau afin d'améliorer leurs caractéristiques. Lorsqu'elles ont accumulé suffisamment d'expérience, elles évoluent. Il est toutefois dommage que l'apparence du personnage ne change pas lorsqu'on l'équipe d'une nouvelle armure, même si l'on peut voir sa nouvelle arme. Les animations sont, quant à elles, assez basiques, voire parfois buguées. La musique est bonne et contribue à créer une ambiance que l'on ne retrouve pas dans beaucoup de jeux. En plus des missions principales, une grande partie du jeu consiste à participer à des expéditions, c'est-à-dire à parcourir des zones aux étages infinis où il faut fermer des brèches. L'histoire est teintée d'absurde et de références en tout genre. Sans être incroyable, elle se laisse suivre, mais… Il y a un énorme problème qui m'a fait définitivement abandonner cette aventure : arrivé après les Quartiers Royaux, on nous annonce avec un grand sourire : "Oh ? Tu veux voir le combat final et connaître la conclusion ? Ah, il faut d'abord accomplir une belle liste "d'épreuves" inutiles et rasoirs…" Comme atteindre le niveau maximal ou terminer un certain nombre de vagues d'ennemis… Oui, il faut FARMER COMME UN PORC ! Je n'ai rien contre le farming. J'en ai d'ailleurs fait un peu, histoire d'avoir une petite avance sur les niveaux recommandés. Mais devoir se taper tout ça pour accéder à la conclusion ?! Cette obligation est sans doute conçue pour pousser les joueurs à s'investir massivement dans le titre. Mais qu'en est-il de ceux qui veulent simplement suivre l'histoire et profiter de quelques contenus annexes ? J'aurais aimé être averti dès le début, cela m'aurait évité de perdre mon temps sur ce jeu ! Si vous aimez refaire les mêmes niveaux en boucle pendant des heures, vous y trouverez sans doute votre compte. Personnellement, je n'ai ni la patience ni l'envie de m'infliger ça ! Pour ma part, c’est une déception, même si je comprends que certains joueurs puissent apprécier cet opus.

Anodyne 2: Return to Dust

Une aventure pas anodine !

N’ayant pas joué au premier Anodyne en raison de l’absence de traduction française et après avoir vérifié s’il fallait avoir fait le premier épisode pour comprendre le scénario, ce qui n’est pas nécessaire, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure. Je ne connaissais pas du tout le jeu. Je me suis lancé dans cette aventure sans aucune information sur cette suite. J’ai d’abord été surpris par la direction artistique : oui, c’est rétro. Mais celle-ci se démarque par la modélisation et l’aspect surréaliste des personnages. Ceux-ci sont grotesques, mais pas dans le mauvais sens du terme. Au contraire, ils apportent un cachet et nous plongent dans ce monde. J’ai été étonné lorsqu’Anodyne 2 a soudainement décidé de changer complètement de gameplay. On découvre d’abord des cartes en 3D, puis arrivent celles en 2D, avec une vue du dessus et des changements d’écran lorsque l’on se déplace, comme dans le premier Zelda. Tout est très coloré et c’est, pour moi, l’un des points forts de cet opus. La musique est de qualité et construit une ambiance travaillée et assez unique. De plus, celle-ci change lorsque l’on entre en mode 2D et devient plus rétro. Les dialogues ne sont pas doublés, mais ce n’est pas vraiment gênant. L’histoire est confuse au début, mais très vite, j’ai été happé ! L’écriture est de qualité et il y a un gros propos philosophique sur plusieurs sujets : le contrôle, le sens de la vie, etc. Honnêtement, c’est très intéressant et bien amené ! Les développeurs n’hésitent d’ailleurs pas à briser le quatrième mur. La difficulté n’est pas très élevée. Il y a des énigmes qui se renouvellent et elles sont créées de telle manière que l’on comprend rapidement la solution. J’émets cependant une réserve concernant quelques passages : le combat en arène et la quête des pierres pour ouvrir un passage. Le premier n’apporte pas grand-chose et casse le rythme. La seconde est frustrante. Il faut les lire dans un certain ordre et, si l’on se trompe, il faut recommencer. Elles sont disséminées dans une large zone, parfois situées à des dizaines d’écrans les unes des autres. Là aussi, le rythme en souffre ! Je l’ai terminé en moins de neuf heures en ayant quasiment tout fait. C’est un épisode tout à fait convenable, mais il n’y a pas grand-chose de RPG dedans ! Je le conseille !

The Metronomicon

Bloqué en QWERTY !

The Metronomicon est probablement un jeu intéressant et original mais ça ne fait pas tout. En voulant reconfigurer les contrôles pour jouer en AZERTY, j'ai eu la désagréable surprise de constater qu'il restait en QWERTY. Les développeurs n'ont pas réussis à faire en sorte que leur opus prenne réellement les changements de touches en considération. C'est donc un carton rouge pour ma part. C'est se moquer du monde que de proposer cette option qui n'est que poudre aux yeux ! Ne pas acheter, ne pas encourager !

GreedFall: The Dying World

Une suite/préquelle "ambitieuse" mais...

Ayant bien retourné GreedFall dans tous les sens, j’étais impatient de pouvoir me lancer dans ce nouvel opus et de retourner dans cet univers si particulier. La direction artistique est très réussie, les paysages sont très plaisants à contempler. J’ai même utilisé le mode photo pour explorer un peu les modèles des personnages et des créatures. Verdict ? Ceux-ci sont de qualité et surtout détaillés. Il y a de jolis effets de lumière. Hélas, les visages sont peu expressifs et il y a des clones ! Si on s’y attarde, c’est flagrant ! Les zones sont étonnamment grandes et assez variées, mais toujours pas de paysage enneigé ? La bande-son est très bonne. Le thème principal chanté fait son petit effet ! C’est toujours un plus ! La langue native est originale et semble crédible. J’aime beaucoup l’accent du protagoniste, ça change des voix monocordes ou sans personnalité. Quant à l’histoire… Il y a beaucoup à dire là-dessus. J’ai trouvé l’écriture peu subtile et même moralisatrice par moments. Les méchants, en plus d’être très méchants, sont des caricatures ! On perd en crédibilité : nous sommes très gentils, tout comme nos compagnons ; les insulaires sont des victimes innocentes qui guérissent la terre, tandis que les autres sont d’horribles personnes. Alors oui, il y a des exceptions, mais le jeu vous martèle son message à coups de masse sur la tête. Un scénario beaucoup plus nuancé n’aurait été que bénéfique. Je pourrais en dire long là-dessus. Un autre exemple : tous nos compagnons nous adorent et n’ont absolument aucun souci avec nous. Ils seront très ouverts et ne vous jetteront jamais la pierre. Je rappelle seulement que, dans le premier jeu, Kurt pouvait nous trahir et qu’Aphra était plus contrastée. Je résumerai tout cela par deux mots : trop manichéen ! Le système de combat a été totalement changé. Ce n’est plus du temps réel dynamique : nous sommes davantage dans du Dragon Age : Origins, avec de la tactique, des placements, des sorts, etc. On ne peut plus esquiver, il faut planifier ses actions. Personnellement, je n’ai eu aucun problème avec ça. Mais il est vrai que ça peut perturber, voire décevoir : ce n’est plus aussi "vif". J’ai terminé en mode tactique et c’était trop simple. Le tir ami activé peut paraître handicapant, mais honnêtement, ce n’est pas le cas. J’ai eu plus de mal sur certaines rencontres que contre les boss. Le boss final a été une plaisanterie : il était quasiment inoffensif ! Et encore ! Je ne me suis pas intéressé aux potions plus que ça ! J’aimerais aussi parler de la mécanique des déguisements : on ne peut s’en équiper que si notre talent de discrétion est assez élevé. Ça n’a pas réellement de sens. En plus, une quête secondaire nous demande de mettre un costume qui exige le niveau le plus élevé ! On est forcé de gâcher un point là-dedans si on veut terminer le jeu à 100 %. Bref, je ne m’y suis pas intéressé ! De plus, les endroits à accès restreint ne sont pas correctement indiqués et j’y suis entré plusieurs fois sans m’en rendre compte ! J’ai rencontré une bonne quantité de bugs en tout genre : PNJ coincés, compagnons qui ne suivent plus, crashs et même des dialogues sans voix ! GreedFall : The Dying World est une suite correcte, mais qui demande encore du travail pour être jouable dans des conditions optimales ! Un titre dans la lignée du studio Spiders, dont on reconnaît bien le style… Le développement s’est fait dans la douleur et les problèmes. Du contenu a été coupé et des alliés comme Till n’ont aucune quête, tandis que Fausta devait être romançable.

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Tower of Kalemonvo

Un bon Diablo-like !

Véritable hommage au premier Diablo, Tower of Kalemonvo possède une direction artistique très proche du jeu de 1996, avec la même ambiance sombre. Reprenant ses codes, comme le fait que le personnage marche au lieu de courir, le joueur devra gravir chaque étage d'une immense tour pour défier le maître des lieux. L'histoire est très en retrait : on est lâchés sans explication, avec pour seule information : "Aucun retour en arrière n'est possible". On pourra éventuellement rencontrer des PNJ qui donneront un peu de contexte, mais c'est réellement peu. Le titre de Blizzard avait un univers plus développé ! Comme le dit la description, il n'y a pas de classe, seulement des attributs. La sélection de l'avatar est limitée. Vous me direz que ce n'est pas important, mais j'aurais aimé pouvoir personnaliser un peu plus mon personnage. Les compétences sont liées aux armes équipées. Avec le bouclier, on peut renvoyer des flèches ou l'utiliser comme seconde arme si on a suffisamment de points en Constitution. Sans être innovant, c'est un système qui permet de tester les combinaisons et de se trouver un build qui nous plaît. Comme dans Diablo, les niveaux sont générés de manière procédurale. Les quêtes secondaires le sont également. Le butin est aléatoire : on peut casser un baril et ne rien avoir, recharger, le frapper à nouveau et obtenir un objet. Cet opus est plutôt ardu. Il y a quelques marchands, mais on ne peut rien leur vendre. Il faut trouver des crânes qui servent de monnaie. Ceux-ci sont en quantité limitée. Tout comme les potions, on ne peut pas en acheter : il faut les obtenir comme butin. Cela encourage à être prudent. Même orienté totalement en mêlée, j'ai gardé une arbalète qui m'a servi tout au long de ma partie. Lors de l'exploration, il faut être vigilant, car il peut y avoir des pièges. J'ai bien aimé les imitateurs, certaines de leurs apparitions m'ont surpris. En défauts, je peux évoquer : - une traduction perfectible, où certains textes sont en anglais, - une police trop petite et peu lisible, - quelques bugs, comme un chargement infini ou des ennemis coincés, - une bande-son sympa, mais en deçà de celle de Diablo, avec sa musique iconique dans le donjon. Un hack and slash intéressant : je recommande !

Jack Move

J'ai beaucoup aimé !

Très rétro, avec son pixel-art, je ne connaissais pas du tout Jack Move et, après l'avoir terminé, je peux dire que je suis agréablement surpris. L'ambiance qui se dégage de ce jeu est sympa. Contrairement à d'autres jeux se déroulant eux aussi dans un univers cyberpunk, l'écriture n'est ici pas déprimante. C'est tout le contraire : les personnages ont tous un certain humour. Noa, la protagoniste, a du charme avec ses mimiques dans les portraits lors des dialogues. L'intrigue est quant à elle assez classique, mais mène sur des sujets intéressants. Nous avons bien sûr la grosse corporation maléfique ! Un détail qui m'a fait plaisir : les répliques des PNJ évoluent au fil de l'avancée du scénario ! Suffisamment rare pour le souligner, ça les rend plus vivants. Les combats se font au tour par tour. Ils se déclenchent quand le compteur d'alerte arrive au maximum. Il y a un peu de stratégie, étant donné que les ennemis ont des faiblesses à certains types de dégâts. Il ne faut pas s'attendre à gérer une équipe : on ne joue que Noa. C'est tout. On peut désactiver les affrontements aléatoires, mais c'est se tirer une balle dans le pied, car il faut obligatoirement en faire pour farmer l'argent et surtout l'expérience. Le boss final exige de la préparation. Plus on attaque et on se prend des dommages, plus une barre augmente. Une fois remplie, elle permet d'effectuer plusieurs "Jack Move". On peut les voir comme les "Limit Break" de Final Fantasy. Au rayon des défauts, je peux en évoquer trois : - Des mots pas traduits. - Souris non utilisable. - Manque de clarté sur les compétences : certaines donnaient des descriptions avec des mots obscurs dont je n'ai jamais su la fonction. C'est un opus court que j'ai fini en environ six heures. Il n'est pas mal du tout : je le recommande !